"La construction d’une force de transformation de la société nécessite du temps pour rassembler des hommes et des femmes de toutes origines et toutes cultures" mais, en même temps, "il y a urgence que face à une gauche en état de sinistrose une nouvelle force soit constituée", a affirmé a l’ouverture Pierre François Grond, membre de la direction de la Ligue. "La Ligne de clivage fondamentale" à gauche passe, selon lui, entre "s’adapter ou résister", "contester ou gérer". "Nous n’avons de leçon à recevoir de personne pour ce qui est de la résistance à Nicolas Sarkozy," a-t-il lancé, alors que des voix, notamment au PS, accusent la LCR d’être instrumentalisée par le pouvoir dans cette démparche pour fractionner la gauche. Les délégués venus de toute la France ont commencé à intervenir à la tribune où défilent les délégués. "Le processus" de création du nouveau parti, "ne se réduit pas à une personnalité, Olivier Besancenot, si talentueux soit-il", lance Rosie, venue des Bouches-du-Rhône. La critique selon laquelle le nouveau parti sera "une LCR bis (...) est désormais derrière nous", assure-t-elle. Les délégués doivent s’accorder d’ici dimanche sur une déclaration commune et la mise en place d’une structure intégrant des non militants LCR pour piloter d’ici janvier la création de la nouvelle organisation.